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lundi, 02 juillet 2012

Hollywood

"everybody comes to Hollywood" - Madonna

C'est après 12 heures de vol au dessus de l'Atlantique et presque 9 200 km parcourus que nous avons atterri... à Los Angeles. Car oui, c'est bien en Californie qu'Antoine et moi sommes repartis pour une nouvelle aventure ! Objectif ? Découvrir l'ouest américain en mode road trip, entre (grosse) voiture et motels. De Hollywood à Malibu en passant par Newport Beach, ce voyage n'allait pas être dénué de découvertes... et de quelques clichés ! ;)

 

 

Dès la première matinée nous avons commencé notre voyage très fort, au pied du Hollywood Sign  ! Vous savez, ces grandes lettres blanches mythiques qui dominent la ville d'Hollywood et qu'on aperçoit dans des films tels que "Mulholland Drive", "Le jour d'après" ou encore dans la série "Nip/Tuck" ! :P

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Le temps de réaliser que nous étions bel et bien aux États-Unis et nous sommes repartis en direction de Venice Beach... Là-bas, on croise des basketteurs, un skate parc bondé, des californian girls dans leur mini short, de beaux surfeurs, bref un décor digne d'une série TV américaine ! Venice Beach est, comme son nom l'indique, une plage mais aussi une sorte de parc de loisir : il y a des terrains de basket, de tennis, une salle de musculation extérieure, des magasins, des restaurants, des musiciens dans les rues et... des « pharmacies » où l'on trouve de la Marijuana sur ordonnance !

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Après un bon (et gros) burger dans un restaurant face à la plage, nous avons repris la route en direction d'un autre lieu cultissime... Malibu ! Malheureusement pour Antoine, Pamela Anderson ne nous a pas fait l'honneur de courir vers nous (au ralenti) avec son si célèbre maillot rouge. Mais nous avons quand même aperçu les fameux sauveteurs en mer et avons profité un bref moment de la plage.

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Retour sur la route, direction Santa Barbara, la ville de Léonardo Dicaprio ! Nous avons trouvé là-bas un MOTEL 6, chaîne hôtelière célèbre aux USA pour son prix (40 dollars la nuit) et parce qu'elle existe là-bas depuis 50 ans. D'ailleurs le motel de Santa Barbara était le tout premier MOTEL 6, inauguré le 25 juin 1962 ! Il est très bien situé puisqu'il se trouve juste en face de la plage et de l'océan pacifique où nous nous sommes empressés d'aller nous baigner !

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Après quelques brasses, nous sommes partis nous balader près du port de Santa Barbara. Une vraie carte postale : l'ombre des palmiers se découpait dans l'éclairage du soleil couchant qui illuminait une immense jetée. Au bout de cette dernière ce trouvait une plate-forme avec de nombreux restaurants. Nous avons opté pour le Moby Dick, un restaurant de « sea food »  offrant une magnifique vue sur l'océan et les bateaux accostés dans le port.

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A demain pour la suite de notre road trip californien !

 

Coraline

09:00 | Commentaires (4) | | |

mardi, 10 janvier 2012

Kangaroo Island

Le décalage horaire nous a cloué au lit. Si Antoine a fait copier-coller, il a donc du se retrouver les bras en croix, même position que la veille, la bouche béante, le pli de l'oreiller gravé sur la joue droite, l'épi capillaire droit comme jamais.

Mais à 6h du matin, les oiseaux ont eu raison. Il était l'heure, le soleil à l'Est de la baie vitrée. Des couleurs d'une autre partie de planisphère. Des aurores teintées de peintures inconnues, simples et si puissantes. On devine qu'au sud de notre côte, les seules terres possibles sont nimbées de blanc, de banquise. Au sud de notre plage, là, à "quelques" clapots, c'est l'Antarctique. Et le ciel au dessus si pur.

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Les Ganas piaffent. De vraies envolées lyriques. Ils ressemblent à des perruches, blancs et roses, la houppette au garde à vous. Terriblement sociaux, incroyablement bavards. La faune est là, Kangaroo Island nous invite, et si les hommes y ont dessiné quelques routes et saupoudrés quelques maisons, c'est mieux pour préserver le cadre comme un parc national.

Paul sera notre guide. Son 4x4 connait chaque coin de cette ile de 100kms de long sur 50 de large.



Routes goudronnées et pistes roulantes. Tout est droit, les virages semblent un luxe. Notre guide est compréhensible. Son accent nous soulage. Il a abandonné son travail de fonctionnaire sur le "main land" depuis 4 ans. Pour se réfugier ici. Pour renouer avec ce cadre, celui où il avait respiré ses premières années d'enfance.

L'ile est une réserve. 150 kms de long pour 55 de large. 4000 habitants à l'année, des petits hameaux de maisons qu'ils appellent "ville", disséminés un peu ici, un tout petit peu là.

Et des eucalyptus partout. Des forêts entières de cette essence à l'allure singulière.

Un Toiry à grande échelle. Sans barrière, sans haie. Juste la nature comme terrain de vie pour animaux d'antipodes.


On s'attendait à voir les premiers kangourous frais et gaillards. Comme ceux dessinés -silhouette noire- sur les panneaux de signalisation jaunes. Mais c'est sur le bas coté de la route que l'on aperçoit les premiers. Malheureusement morts. Renversés par les autos. Ils sont si nombreux ici. Pas farouches, habitués à sortir la nuit plus qu'à s'aventurer de jour, à franchir le bitume pour chercher leur pitance. Faire attention à rouler la nuit, l'éviter au possible, voilà l'une des règles de conduite de l'ile. Mais des specimen bien plus vivants apparaissent bientôt. Et tout le voyage est là. L'image d'Epinal en chairs et en bonds. Le galop monté sur ressort.

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Les kangourous aux fourrures plus fauves que les wallabies, eux gris et plus petits. On les devine, avec leur démarche de zébulon, dans les étendues moins boisées.

La route nous mène sur Seal Bay Conservation Park, au sud de l'ile.


Une réserve de dunes. Au delà, le front de mer. Et une colonie d'otaries qui vit à l'année, plage de sable gris clair comme résidence. Une réserve que l'homme visite encadrée de guides. Car le cérémonial est imparable, ne pas s'approcher, rester en alerte, les animaux se déplacent vite, leur caractère pas toujours amical. Les petits ont le cri rauque, le cou tendu, en attente de leur mère partie en pêche. Les mâles s'enguosillent, fanfaronnent. La force physique acteur majeur pour être dominant, s'approprier le maximum de femelles.

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Le spectacle est immuable, le soleil un peu timide aujourd'hui. Mais bain de chaleur nécessaire pour eux, car peau trop fine et la chaleur des rayons nécessaire. 

On s'éloigne, les squales n'ont pas montré d'aileron durant notre demi heure. Ils jalonnent sans doute le loin, forcément. Les otaries comme nourriture hypothétique… Ca s'appelle la chaîne alimentaire. Pas gai, mais nécessaire.

20 kilométres de gasoil plus loin, une autre baie, pointe ouest de l'ile.

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Le Cap Couëdic. Un nom breton, hommage à l'un des découvreurs des lieux. Une arche dans la falaise, Admiral Arch, creusée en mode Etretat. Les paquets de mer qui battent l'endroit. Et des phoques, en contrebas, voisins des otaries, un brin plus patauds, qui se dandinent d'un rocher à l'autre. A deux pas, juste à une centaine de mètres, deux fines landes de terre. Sauvages, perdus juste là. Ce sont les dernières terres avant les côtes encore plus australes, l'Antarctique.


Un autre saut, plus loin, sur les "Remarkable Rocks". Des rochers de granit de 600 millions d'années, reliquats d'une autre aire. Au dessus de l'océan, presque en équilibre. Des énormes blocs dessinés par les vents, la pluie, le ressac. Des formes douces ou acerbes. Des couleurs fluctuantes, selon les notes du ciel.

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L'après midi coure. Et Paul qui voulait nous emmener voir des koalas s'inquiète des heures qui tournent. Lui qui prévoyait de nous faire découvrir par nous même, au beau milieu des eucalyptus ces peluches d'animaux. Le soleil décline, la conduite sera dangereuse d'ici peu (les animaux qui traversent). On opte pour une autre alternative: un parc où des émeus, des kangourous, wallabies, koalas sont en liberté surveillée. Un concentré de faune locale. Et donc un concentré de faune du continent, en fait si on y songe.

 

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Car Kangaroo Island est un bestiaire formidable de toute l'Australie. Tous les animaux de ce pays-continent se retrouvent ici, dans cette ile-réserve entourée d'océan, ceux qui volent, marchent, nagent. Tous, même les ornithorynques ! Ces mammifères différents. Bec de castor, mi terrestre, mi aquatique, qui pond des oeufs. Ceux que Antoine idolâtre. Il s'était fait une ligne de conduite d'en approcher. Oui mais… Paul en 4 ans d'expérience n'en ont rencontré qu'une fois. Alors nous… Antoine a la moue des mauvais jours. La tristesse le gagne, les larmes ne sont pas loin… Il boude presque, ferme ses petits poings de dépit, cette épreuve de vie trop dure à assumer.. (oui euh… en fait nan… il est grand dans sa tête il sait gérer… ok j'extrapole… pas faux… mais il a crée un groupe facebook, le bougre, c'est dire!!… mérite le respect tout ça. Il se faisait une joie.)


Chris nous accueille à notre retour. Le propriétaire de notre maison d'hôtes, Wanderers Rest. La moustache à la Yann Arthus Bertrand, les cheveux en option. Un repas avec lui à déguster du kangourou (morceaux taille fondue bourguignonne, sur le grill, forcément saignant) et une escapade dans les dunes de Penneshaw, expédition à guetter la nuit tombée les pingouins qui remontent se nicher.

Les animaux se dandinent dans la torche rouge. Petits, mignons, touchants.

 

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Il est tard. 

Nos carcasses toujours pas remis du décalage se dandinent aussi.

L'heure du sommeil. 


A demain !


François-Xavier

 

08:00 | Commentaires (1) | | |

lundi, 09 janvier 2012

Arrivée en Australie du Sud !

Antoine avait parié sur 8. M'en étais tenu à 7. Et m'abaissant à jouer petits bras, je pensais lui laisser la victoire haut la main. Et pourtant… L'un et l'autre nous sommes trompés. En 31 heures de voyages, entre vols et attentes dans les aéroports, seuls 5 déjeuners servis sur nos tablettes. Un nombre dérisoire somme toute. Car au départ de Nantes, nous savions que nous avions faim. Faim de remplir nos assiettes, oui. Champion de lever de fourchette, je suis. Faim surtout de remplir nos yeux de cet autre côté de planète.

Un rêve de grands garçons...



L'Australie est à une poignée d'heures, un pays continent, une myriade de clichés, de couleurs, d'Aborigènes énigmatiques, de distances improbables, d'animaux qui fascinent, de corps sculptés par des sports forcément tous troooop cooooools.

Orly-Londres en un clin d'oeil. Heathrow gigantesque, duty free qui scintille. Longs corridors, bus qui mènent de terminal en terminal. Longues minutes à imiter la sardine dans sa boite d'alu, collé à une grosse mama aussi heureuse qu'opulente. Salle d'attente si vaste, si bien apprêtée. Et tous ces gens là, à nos côtés… Tant de personnes d’ailleurs, étrange….  deux guichets d'embarquement pour un seul et même vol… Surtout que s’y ajoutent soudain une colonie d'hôtesses, de stewards, de pilotes en défilé sagement orchestré. Des jambes partout, des chignons par dizaines, des complets impeccables. Un colloque de personnel naviguant en livrée ? Pas pour un seul avion tout de même… euh… si ? Mais est ce bien raisonnable ?

On sourcille, se pose la question, ébauche un sourire…

Et si… Et si, cette salle d'attente cathédrale, ces passagers par centaines, ces dizaines d'uniformes Qantas… Et si comme joujou d'une si grande traversée, un seul et même avion?

LE grand avion? Nan…. N'en jetez plus, tout de même… Et en fait…. si.


Une heure plus tard, la joie de gosse d'avoir le hublot d'un A380 de Qantas comme voisin direct. Grand, spacieux tout autour. Le tissu surpiqué, la tablette imitation fibre de carbone, l'écran géant individuel, l'appui tête au design forcément étudié par un ostéopathe (pas possible un confort pareil). On piaffe, on est radieux…

Singapour arrive dans un feulement quelques (grosses) poignées d'heures après. Stop and go nécessaire. Autre avion, un tantinet plus intimiste, et 6 heures plus tard une ville au prénom si féminin, là bas…. si loin. 


Adelaide.

Il est à peine 7h00.

Magnifique la lumière, bonhomme notre chauffeur.

Accent compréhensible, bouchons routiers anecdotiques. Un tour de chauffe rapide dans la capitale de l'Australie du Sud. Loin de Sydney, à des milliers de kilomètres de Darwin, de Melbourne, de Pirth.

Une ville qui déborde le million d'habitants. Toute en rues parallèles ou perpendiculaires, à l'architecture victorienne parfois, contemporaine souvent. La cinquième du pays, et des allures de grande cité américaine.

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Visite rapide du plus grand marché couvert d'Australie : Central Market. Des étals cosmopolites, mangues, bananes, kangourou, steak d'espadon, et thés en feuilles, nems et pho vietnamien, vins australiens, chiliens, ou de Bourgogne, patates douces, camembert de normandie ou brie de Meaux, poulet massala, nan au fromages, couscous, tajine, un café et l'addition… Des couleurs qui se regardent, se reniflent et se mangent, des paniers remplis avec discipline… Brouhaha paisible, public patient, ordonné…

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Une ville étendue, mais où tous les monuments se concentrent en un petit périmètre. North Terrace, grande artère où la mémoire des anciens combattants se retrouve dans des statues monumentales, des croix, des stèles. Pas morbide pour un sou, pourtant, L'Université à deux pas, le Botanic Garden, le Parliament, le National Wine Centre, et surtout le "South Australian Museum". La Rundle Street, grande artère piétonne où les enseignes de vêtements succèdent à celles de chaussures, et vice et versa et en sens inverse et surtout réciproquement.

 

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Une location de 4x4 plus tard, chemin gaillard vers le sud. Un gros mastodonte 4 roues motrices comme compagnon de voyage. Très chic dans sa livrée blanche orné d'un pare buffle. Prise en main en serrant les fesses. Gérer la conduite à gauche, appréhender la hauteur et largeur du machin dans les rues d'une grande ville, l'embrayage automatique aussi. Direction avouée, Cape Jervis. Une pointe à l'extrémité de la Fleurieu Peninsula. Ici et jusqu'à la fin de ce périple, remercions l'agence Australie à la Carte pour son aide dans la logistique de notre voyage.


La route se dessine dans un Adélaide qui s'étend encore sur des dizaines de kilomètres. Les paysages se vallonnent, ébauchent des teintes de vert.. La Mc Laren Vale, des vignobles réputés, c'est donc là que commence l'autre Australie, celle éloignée des grandes villes… Arrêt chez un viticulteur, Coriole Vineyards

 

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Les cabernets sauvignons sont des perles, les shiraz des rouges à découvrir… Le vin ici est bon. Une institution respectée et adoubée. Il est leur fierté, et elle est justifiée…

Nous partons ensuite pour Port Elliot, promenade en bord de mer. Et pas n'importe laquelle : l'Océan Austral s'il vous plait !

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La route nous mène ensuite à Cape Jervis. Elle s’arrête à un ferry. La côte s'éloigne, une autre, toute proche s'annonce : Kangaroo Island est là, à trois quart d'heures de mer plane de distance. 

Alors à demain ! ;)

François-Xavier

08:00 | Commentaires (3) | | |

 
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