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mardi, 06 septembre 2011

Voyage dans le Nord : la vidéo

De Lille à Douai, de Roubaix à Dunkerque, vous avez pu suivre quotidiennement notre voyage dans le département du Nord la semaine dernière, avec un paquet de surprises !

Nous avons compilé les 4 petites vidéos de la semaine dernière, et réalisé un montage intégral. De quoi vous plonger complètement dans ce voyage passionnant !

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10:27 | Commentaires (3) | | |

jeudi, 01 septembre 2011

Les plages du Nord

Les serviettes de plage accolées l’une à l’autre. La crème solaire indice 30 patchouli olfactif avec transpiration iodée et de chevelure salée. 5 personnes au mètre carré, paté de sable contre paté de sable. Pelle dans l’oreille gauche, marque souvenir du ballon de beach volley près du mollet droit. La proximité comme état d’esprit. Sardines en boîte sur lit de matelas de plage...

 

Il existe donc la version vacations d’août et de juillet en bord de côtes du sud de France. Et puis les autres. Les façons plus nordiques de découvrir le littoral. Celle où les bords de mer sablent l’envie de solitude. Où les kilomètres de sable se comptent par généreuses brassées. Là où nous trainons nos shorts et tongs, ce matin, ce sont quelques uns de ces 40 kilomètres de rang, le long de la mer du Nord. Ici, on est fier d’être estampillée plus longue plage transfrontalière d’Europe, à cheval entre France et Belgique. 15 bornes franchouillardes. Flamandes aussi, bien évidemment, de Dunkerque jusqu’à la commune de Bray-Dunes.

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Une plage aux distances improbables, où la faune et la flore nichent juste à quelques encablures de l’eau, sur les dunes, qui s’entremêlent sur 700 hectares. Un paysage simple, moutonneux, des petits monticules sablonneux où les lichens, les mousses caressent les plantes des pieds. Un peu plus dans l’arrière, à l’abri des embruns, des petits buissons, de l’aubépine, des argousiers, des sureaux. Ca picotte un peu plus, on regrette les espadrilles laissées dans l’auto. Mais on marche, on gambade, on se la joue chabada de Lelouch. On peut se perdre. Faut chercher à le faire. Car sans rien n’y paraitre, des bornes, ponctuelles, posées ici et ailleurs, permettent de prendre des chemins de traverse. Un maillage de petits poteaux, des numéros dessus, des flèches, des mini croisements disposés par le Comité départemental du Tourisme du Nord. On peut les suivre, prendre des embranchements, chiper des infos via des cartes et des guides pédestres. On peut tout autant les oublier, se perdre un ajonc entre les dents, la poésie de trois dunes qui succède à deux autres… Savoir que l’eau est là, juste à un vol de goéland ou de cormoran.

Sans s’en rendre compte, on a piqué droit vers La Panne, en terre belge… La côte n’avait pas affiché la frontière… Les cyclistes, les canassons, pas âme mal intentionnée pour nous rappeler à l’ordre. C’est l’estomac en déshérence qui a sonné le repli.

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Une marmite de moules et de kilos de beurre agrémentés de frites plus tard, le char à voile n’a pas voulu être notre ami. Bien de sa personne, pourtant. Trois roues, une coque en fibre de verre, un mât. Facile à sortir depuis la base nautique de la Licorne. Normal, il faut simplement le tirer. Pas compliqué à mettre en place. Une voile, un mât dans lequel on la glisse. Et des écoutes, des poulies, un ptit siège en plastique moulé pour popotin de toute taille. Avec Angie, sa blondeur de monitrice comme conseil, nous aurions pu être bons. Aurions bien aimé faire les fanfarons, les kékés du dimanche… Le sable entre les dents, le rire benêt des jeunes gamins heureux. Mais contre la pétole, les grognements des pilotes sont assez peu efficaces. Dommage, car l’endroit est de belle réputation. 4 dizaines de kilomètres où l’on peut batifoler, sentir le souffle s’engouffrer et se sentir grisé. Trois petits tours à guetter une brise pour avancer et puis s’en va. Est-ce que le maroilles d’hier a jouer sur mes performances, je n’oserais le dire. Mais mazette, que personne ne vienne dire qu’Antoine a mis minable son camarade… Laisser la chance du débutant, voilà ce que j’argumente pour justifier ma seconde place sur le podium (NB : pour une course qui n’avait que deux participants)… Il aurait au moins pu me remercier, le bougre…

La chanson de Souchon… la plage de Malo Bray Dunes. J’aurais du wikipédiater ca avant de m’y aventurer. C’est donc ici. Et les villas malouines art déco, art nouveaux qui se posent comme sentinelle du front de mer. Malouines, oui, tout à fait. Comme à Saint-Malo. Mais en pas pareil. Oubliez le « saint », ajoutez quartier de Dunkerque, et tout le monde saura de quel charme vous causez. Des maisons bourgeoises sur le remblai, avec des décors architecturaux comme la maison « mimosa », « pingouin »… Avec des bow window aussi… Un peu à la façon de leur voisin d’en face. Ces anglais d’en face. Qu’ici, dans cette région du Nord, cosmopolite mais à la culture fière et forte, on aime tant.

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Notre voyage prend faim. On a encore fin de revenir ici… Quand on goutte à l’accueil du nord, on revient toujours pour une seconde lampée.

A bientôt.

François-Xavier

07:54 | Commentaires (2) | | |

mercredi, 31 août 2011

Les fêtes de Gayant : dans les pas des Géants, à Douai

Le petit déjeuner fut anecdotique. Pas le temps de lézarder sous la couette, le thé avalé encore brulant, il est bientôt 7h. C’est que voir les «grands» sortir de leur maison, c’est chose peu courante. Une fois l’an, pas plus. Monsieur et Madame Gayant, leur petite famille originaire de Douai. Bienvenue chez eux. Petit comité pour assister à leur réveil, mais bon comité. Les douaisiens puristes, mais surtout les porteurs. C’est la tradition, ici. La date qui fait date. Cousins des autres géants du nord qui tournicotent dans les carnavals, à la fin de l’hiver, quand le printemps toque à la porte, Monsieur et Madame, leurs enfants, Jacquot, Fillon et le ptit Binbin vont arpenter le bitume.

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Elle a été choyée toute l’année, la petite tribu. Une vraie maison rien que pour eux. Grande de plafond, obligé, plus de 8,40m sous la toise pour le mari de madame. Font pas fort de bruit, mais sont gourmands de place. Ici la bicoque municipale où l’on prend soin d’eux. Qu’on ostéopathe leur squelette d’osier à longueur d’année, qu’on permanente les (vrais) cheveux de la miss et de ses rejetons. Qu’on ravale leur faciès et raccommode leur tenue inchangée depuis 1823.

7h00 donc. On sonne le rassemblement. Une colonie d’hommes en blanc qui se pressent. Tous guillerets, tous en forme. Une ceinture de flanelle noire qui moule le bedon (ou les abdos, c’est selon), ils ont le verbe haut, l’accent bétonné dans le chti, le regard et l’esprit sous la ceinture. Pas de chichi d’ailleurs, pas de fausse pudeur, c’est justement sous la ceinture qu’ils rêvent de s’enfourner, tout entier, bien gaillards. 360 kilos sec pour Monsieur Gayant, à peine moins pour sa dame, c’est à bras de ces hommes que les géants traversent la ville. 6 porteurs chacun, moins pour leur descendance.

Les fêtes de Gayant, ce sont d’abord ces hommes. Ces 53 porteurs qui rient et suent sous les jupes des géants. On les appelle tous porteurs. Moins de la moitié le sont vraiment, leur lourde charge sur les épaules sur le bitume de Douai. Car les autres font la quête, tambourinent, se dandinent parfois en queue de pie, superbes maîtres du protocole. Une aventure vieille d’un petit demi-millénaire, ces géants de Gayant. Une fête si formidable qu’elle est classée au patrimoine oral et immatériel de l’UNESCO… Une vraie confrérie ces porteurs. Où seuls les frères, aïeux, cousins, descendants de membres actifs ont le droit de se rêver un jour en habit blanc… Pas de passe droit, pas de filouterie, juste une réminiscence du moyen-âge qui n’a pas pris une ride. Un défilé qui part vers la mairie. A pas de sénateurs. Normal, ca pèse sacrément, un géant, essayez donc au lieu de vous moquer. La transpiration fleure bon les dessous de bras, faut faire des poses. Le public s’agglutine, s’esclaffe, pose vite un bon bisou sur le ptit binbin, (ca porte chance) et lève la tête soudain.

Oui, soudain. Car le carillonneur a surpris son monde.

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196 marches au dessus de tous. A entonner l’air de Gayant, bien évidemment. S’il ne le fait pas aujourd’hui, ca serait comme oublier le « il est né le divin enfant », fin décembre, jour du petit Jésus emmailloté et du gros barbu en rouge. Les bourdons (noms des cloches) qui retentissent jusqu’à laisser la place à la fanfare. Cuivres et trompettes pour oreilles aguerries. Et bientôt rires et clameurs qui prennent le relais. Normal, la tradition est là. Les géants veillent. Et dans la cour de l’hôtel de ville, les enfants qui piaffent d’impatience. Distribution de kilos de bonbons par poignées goulues pour public bien gourmand… Les dentistes, eux aussi, sont heureux.. Et dire que le vrai défilé est à venir… Il est bientôt 15h… La vraie fête va débuter. La vraie marche dans la ville s’apprête à commencer.

François-Xavier, en voyage dans le Nord avec Antoine

05:45 | Commentaires (2) | | |

 
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