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jeudi, 01 mars 2012

Le Pays Horloger en hiver

Cet été, j'étais parti me promener dans l'Est de la France, à la frontière de la Suisse, dans le Pays Horloger… Vous vous souvenez ? Bon. Au cas où, voici de quoi vous rafraichir la mémoire : mon article est à lire ici ! ;)

 

En tout cas, vous l'aurez deviné, je suis retourné la semaine dernière dans ce petit coin du Jura, et encore une fois, j'ai essayé de vous ramener de belles images. Voici donc la vidéo de mon séjour hivernal dans le Pays Horloger :

 

 

1er jour : 

 

De la neige. Partout de la neige. Depuis que je suis descendu du train à Morteau, je ne vois que ça. Du blanc, du blanc, du blanc.

Mon voyage commence par une rencontre. La rencontre de Christian Monnet et de sa famille, autour d'un simili petit déjeuner café-saucisse de Morteau. Il est 9h du matin. Voilà pour l'ambiance. Bienvenu au pays ;)

Le cadre ? Le gîte du Meix Lagor, au coeur du Pays Horloger. D'anciens greniers restaurés et aménagés par Christian pour accueillir les visiteurs. Surtout des groupes d'amis venus passer quelques jours "au vert" (ou "au blanc", selon la saison) dans cette grande demeure. Comme entrée en matière c'est idéal. Une ferme typique de la région, nichée au coeur d'une nature omniprésente ; et des amoureux, des passionnés de leurs pays, intarissables sur les richesses de cette région un peu trop méconnue à leurs yeux…

Meix Lagor.jpg

Une dernière tranche de saucisse et je quitte mes hôtes. La matinée s'avance doucement et je veux profiter de cette belle neige pour me promener, redécouvrir cette région que j'avais parcouru cet été, il y a à peine 6 mois, et qui me semble complètement inconnue, ainsi recouverte de ce manteau de neige. Je ne reconnais plus rien. Mes maigres repaires ont disparu avec les flocons. En plus, il neige dru. Encore moins facile de s'y retrouver sous cette neige qui n'en finit pas de tomber ! Je croise tout de même quelques courageux qui profitent de l'aubaine pour chausser skis et raquettes. Pour ma part, je continue ma balade, soucieux d'enrichir ma collection de photographies de fermes comtoises de nouveaux clichés…

photo 2.jpg

En début d'après-midi, je me rends à Morteau. J'ai prévu d'y visiter le Musée de l'Horlogerie ! Et oui, impossible de venir découvrir le pays horloger sans un passage dans ce musée… Le Musée de l'Horlogerie est l'oeuvre de Constant, incroyable personnage qui s'occupe encore des visites guidées de l'établissement. Depuis 30 ans, Constant récupère, répare, nettoie, et dispose dans son musée des pièces d'horlogerie. Un passionné le Constant. Un toqué d'horlogerie comme il dit lui-même. Mais au delà de l'horlogerie, ce qu'il aime, c'est parler des gens qui ont fait l'horlogerie dans ce petit pays à la frontière de la Suisse. Les paysans qui devaient s'occuper l'hiver, et qui travaillaient les pièces des montres "à la fenêtre". C'est ainsi que le pays s'est peu à peu spécialisé dans cet artisanat, c'est comme ça qu'il est devenu le "pays horloger".

musée horlogerie.jpg

Le Pays Horloger très bien. Mais pour moi, Morteau, c'est surtout la saucisse, non ?! Je quitte donc Constant à la recherche de ma fameuse saucisse… Des artisans salaisonniers, dans la ville de Morteau aujourd'hui, il n'en reste qu'un ! Il n'en reste qu'un, mais c'est un bon… Un champion même ! Le Sebastien Loeb de la saucisse de Morteau ! Des récompenses, des médailles, il en a reçues quelques unes monsieur Bouhéret ! En plus d'être talentueux, l'homme est d'une gentillesse et d'une amabilité exceptionnelle. Vous l'aurez compris, c'est le rendez-vous incontournable pour les amateurs de saucisses, noix de porc, et autres langues de boeuf ! ;) 

saucisses.jpg

Puisque je suis dans une thématique "culinaire", autant aller jusqu'au bout ! Direction Bonnétage donc, où, après Constant, je fais la connaissance d'un autre "toqué". Et sous la toque, un jeune chef, Jacques Barnachon de l'Etang du Moulin, une étoile au guide Michelin… Autant vous dire que la soirée a été très bonne ! ;)

 

2ème jour :

 

Ce matin, il ne faut pas trop trainer. Mon objectif de la matinée est de visiter une fruitière ; l'endroit où l'on fabrique le fromage, où l'on transforme le lait en un succulent Comté, à quelques kilomètres de l'Etang du Moulin où j'ai passé la nuit. 

 

8 heures pétantes, me voilà devant la porte de la fruitière. Le fromager est là depuis un bon moment déjà. Sa journée a commencé vers 5 heures du matin, j'arrive donc pour la fin du processus de fabrication des fromages. Encore une fois j'apprends beaucoup de choses sur ce métier très particulier, sur la production du comté. A la fruitière de Grand'Combe des Bois, on travaille avec des producteurs de lait des environs. Et du lait, il en faut ! 400 litres pour faire une meule de 40 kg… Ici, on produit 20 meules par jour, 7 jours sur 7 (les vaches ne connaissent pas les week-ends). Je visite la cave où les meules restent une quinzaine de jours avant de partir chez des affineurs, et très rapidement je négocie une séance de dégustation du fameux comté ! Un pur délice… :)

comté.jpg

Après le comté, le restaurant étoilé et la saucisse de Morteau, il est temps pour moi de faire une activité physique ! Et ça tombe bien, cet après-midi j'ai rendez-vous avec Patrick, qui m'avez emmené sur les "traces des chamois" cet été. Cette fois-ci, mon guide m'emmène, en compagnie d'un petit groupe, pour une sortie raquette dans la neige, à travers les combes jurassiennes… Alors c'est parti pour 3 heures à crapahuter dans la neige, à gravir les crêts, à se croire seuls au milieu d'une nature sauvage et immense, à profiter du silence, à descendre les pentes en courant comme des gamins. Une randonnée magnifique, épuisante et enrichissante grâce au savoir de Patrick qui nous explique tout de ce que nous voyons… La géographie, la faune, la flore. Le Pays Horloger ne semble pas avoir de secrets pour cet homme, qui en est un formidable ambassadeur :)

rando raquette 2.jpg

Et voilà, c'est fourbu mais heureux que mon voyage dans le Pays Horloger se termine !

Alors à bientôt pour de nouvelles images :)

 

Antoine

11:26 | Commentaires (1) | | |

mardi, 24 mai 2011

Pyrénées Orientales, à l'assaut de la montagne

Troisième journée dans les Pyrénées Orientales, dans un environnement totalement montagneux. Voici notre vidéo :

Aujourd'hui, avec Antoine, nous sommes allés à l'assaut de forteresses dites imprenables puisque fortifiées par le maréchal Vauban. En effet les Pyrénées Orientales comptent pas moins de deux villages répertoriés parmi les douze fortifications Vauban inscrites sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Au creux de la vallée du Têt, Villefranche-de-Conflent se distingue non seulement par ses fortifications, mais également par le fort Libéria qui domine le village ainsi qu'une défense mise en place en aval, la Cova Bastera, une grotte casematée reliée au village par un escalier souterrain.

villefranche-1.jpg

C'est d'ailleurs par un autre escalier à travers la roche que nous sommes passés du fort au village, en pas moins de 734 marches. Le trajet est également faisable dans le sens inverse, pour les sportifs ;)

villefranche-2.jpg

Après Villefranche-de-Conflent, direction Mont-Louis, autre village fortifié de la liste Vauban. Place forte complémentaire de Villefranche-de-Conflent dans la défense du passage des Pyrénées, la ville a conservé sa vocation militaire et s'est enrichi d'un four solaire qui se visite.

montlouis-1.jpg

Quittant la quiétude de ces anciennes cités, nous allons rechercher le calme de la montagne, direction le lac des Bouillouses, un barrage, qui se trouve dans le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes.

bouillouses-1.jpg

De nombreux randonneurs sont au rendez-vous, les uns atteignant le lac comme fin de leur randonnée, les autres au contraire ne faisant que la débuter. Le lac des Bouillouses, de part son altitude à environ 2000m,  est le point de départ de nombreuses randonnées. Certaines suivent des chemins balisés comme celle qui permet de découvrir les lacs, d'autres sont réservées à des randonneurs plus expérimentés comme celle qui amène au Pic Carlit qui culmine à 2921 m et qui nécessite 3h de marche aller. C'est d'ailleurs le chemin que nous avons choisi avec Antoine.
Enfin celui que nous aurions aimé faire, mais hélas le manque de temps et l'horaire tardif ne nous l'ont pas permis (il n'est pas inutile de rappeler qu'avec la montagne il ne faut pas plaisanter).
Mais l'intention nous a bien fatigués quand même, alors quoi de mieux pour finir la journée qu'un pur moment de détente ?

thermesdorres-1.jpg

Nous retrouvons l'eau encore une fois mais dans des termes romaines à Dorres... et cette fois ci elle est loin d'être fraiche puisque la température avoisine les 40°, un pur bonheur.
Le tout avec un dernier regard sur la montagne.

Isabelle

08:00 | Commentaires (2) | | |

jeudi, 05 mai 2011

2ème jour en Béarn Pays basque : en selle !

C’est avec une jolie vue sur la petite place de Sare que nous entamons cette seconde journée dans le Pays basque que vous retrouvez en vidéo :

Et ce matin c’est balade à cheval ! Emmanuel, du centre équestre Olhaldea nous donne quelques conseils pratiques, et c’est parti ! Addi et Puxtin, nos montures plutôt dociles ( heureusement vu notre niveau en équitation ) nous font découvrir les hauteurs de Sare et le massif de Suhalmendi. Finalement, on ne se débrouille pas si mal ! A plusieurs reprises nous croisons des « pottoks » (prononcer « potiok »), les petits chevaux semi-sauvages typiques de la région. Au bout de deux heures nous nous séparons tristement de nos valeureux destriers : la randonnée à cheval, même pour les novices, c’est quand même carrément plaisant.

bearn2-1.jpg

Nous quittons Emmanuel et le village de Sare pour Ainhoa, son voisin, situé à 3 minutes de la frontière franco-espagnole. Avec son unique rue, Ainhoa est le petit village typique du Pays basque, avec ses maisons aux façades d’un blanc éclatant et les piments séchant aux fenêtres. Ce n’est pas pour rien qu’Aihnoa est l’un des plus beaux villages de France, et est aussi accessoirement de l’AOC Piments d’Espelette.

bearn2-2.jpg

C’est Xavier Isabal, chef de cuisine du restaurant étoilé Ithurria, qui nous propose une petite visite culturelle et historique du village. Il nous explique quelques us et coutumes basques, notamment l’importance de l’« etxe » : l’âme de la maison. Les maisons sont en effet transmises de génération en génération et font l’objet de toutes les attentions. Voilà ce qui explique la blancheur des facades parfaitement entretenues.

bearn2-5.jpg

Nous finissons la journée par une montée en haut de la colline de l’Atxulaï surplombant Ainhoa. Du haut de cet ancien ermitage où viennent brouter toujours les  mêmes « pottoks », un superbe panorama  s’offre à nous. On parvient même à apercevoir la côte Atlantique. Ca tombe bien, c’est notre destination de demain ! Et croyez moi cette fois-ci il va y avoir du sport…

On prend des forces autour d’un excellent repas préparé par Xavier et son équipe : un pur régal !

bearn2-4.jpg

A demain ;)

Vincent

 

08:00 | Commentaires (1) | | |

 
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