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mardi, 06 septembre 2011

Voyage dans le Nord : la vidéo

De Lille à Douai, de Roubaix à Dunkerque, vous avez pu suivre quotidiennement notre voyage dans le département du Nord la semaine dernière, avec un paquet de surprises !

Nous avons compilé les 4 petites vidéos de la semaine dernière, et réalisé un montage intégral. De quoi vous plonger complètement dans ce voyage passionnant !

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10:27 | Commentaires (3) | | |

mardi, 30 août 2011

2ème jour dans le Nord : à l'assaut de Cassel

Les conteurs, ça conte. Ca ne sait pas forcément bien compter. Mais conter, pour eux, est une seconde nature. Preuve à l’appui, Jacques. La moustache haute et la barbiche tout aussi poivre et sel, il est fier d’annoncer que Cassel culmine à 1760 décimètres d’altitude. Trois décennies qu’il promène sa petite silhouette dans les ruelles de la petite cité qui vit dans les Flandres, à 40 km de Lille. Et à force de gambader ici, et d’inspecter les stries des maisons là, il connait par cœur l’« histoire » avec un grand H de la ville, mais se trémousse de joie quand il énonce les ribambelles de petites histoires (petit h) qui ont vu jour dans cette ville.

Cassel : une vraie petite cité de caractère. Où les pavés snobent le bitume, où l’électricité s’est enterrée plutôt que rester aérienne, où les façades ont les pignons typiques d’une architecture flamande fière. Le point culminant de la région. Un petit mont d’origine géologique, reposant sur du grès ferigineux. Les Romains y ont pris leurs aises, un Empereur y a vu le jour, un frère d’un président de la République française idem…

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A la croisée des chemins, Cassel. Sens propre comme figuré. Présente lors des grands rendez vous de l’Histoire. Le maréchal Foch y avait ses appartements, il a désormais une statue. Les cyclotouristes, une fois la montée achevée, n’ont plus de mollets, ils ont aussitôt des crampes. Jacques nous promène. Les remparts, les ruelles riquiqui, les montées abruptes, les maisons de poupées. Et un moulin, 9 restaurants pour 2000 habitants, des anecdotes capilotractées à tout va. Mais pffffff, Antoine et moi, sacré bon public, ça s’informe, ça s’esclaffe. On a appris une brouette de bonnes choses, et on a le sourire accroché aux oreilles.

Même « punition » de bons moments avec Emmanuel, l’homme aux 2 P. (2 P car Paysagiste et Passionné). Lui aussi conteur à ses heures. Dix minutes de rendez-vous deviennent deux heures qui coulent avec bonheur. Au pied de Cassel, sa ferme, celle des jardins du Mont des Récollets. Des jardins qui bordent une ancienne chaumière. D’inspiration flamande, les jardins, attention !! C'est-à-dire à la fois carré, rigide et strict. Mais surtout qui essaie d’être un vrai tableau, avec des clairs obscurs, comme chez les peintres flamands de la Renaissance. Surprenant, joli, épatant. En 20 ans, il a sculpté une nature qui est une succession de chambres. Chacune son thème. Chambre des fruits, des azalées, chambre grise, chambre des roses… 17 au total sur 1.5 hectare. Ca fourmille, on s’y promène à petits pas… Un jardin si extra qu’il a raflé tous les prix. Dernier en date, celui de l’Association des Journalistes de Jardin et Horticulteur de France. Une récompense de très haut vol. Un graal, en quelque sorte.

Jardins des Recollets (59).jpg

On retourne au sommet des Flandres (donc de… Cassel, oui oui, vous suivez toujours ?), juste au pied du moulin, Emmanuel a ouvert un estaminet. C’était en 95. De l’ancienne auberge de jeunesse, il a gardé les deux plus grandes pièces. 75 couverts avec la plaine du Houtland à la fenêtre, tout en bas. Un resto typiquement flamand, dans son jus. Avec ses vieux pots de laits accrochés au plafond, bouteilles, boites métalliques, jeux de sociétés glanés au hasard des brocantes. Des tables d’antan, des plats d’antan. On est comme chez soi, comme chez ses aieux, plutôt. Ca fleure la patine des temps jadis. D’ailleurs la voisine du propriétaire est là, aussi. Qui épluche les pommes de terre, les oignons, sur une table désertée… Mieux que Derrick ou les chiffres et les lettres pour passer le temps. Ca joue, rigole, ça papote de table à table… L’inter générationnel fonctionne à doux régime, une grande cantine où chacun amène sa bonne humeur et repart le ventre plus rebondi, la convivialité elle aussi bien nourrie…

Estaminet (17).jpg

A demain pour notre troisième jour avec Antoine dans le Nord !

François Xavier

07:59 | Commentaires (4) | | |

lundi, 29 août 2011

Bienvenue chez les Ch'tis ! Premier jour dans le Nord à la découverte de Lille et Roubaix

Comment ne pas tomber dans les clichés. Eul’ maroilles, eul’ chicorée, eul l’accent du coin. Le cœur surtout, oh oui, le cœur. Le cœur des Ch’tis, l’accueil émérite des gens du Nord… Oui, nous sommes dans la région la plus polaire géographiquement de France, cette semaine. Un département, le Nord, où les idées préconçues sont bien enracinées.

Mais que l’on décerne une médaille, que l’on construise un temple ou nomme une rue pour Dany Boon !!! Car il a énoncé tout haut ce que les amoureux d’ici savent depuis des générations. La région recèle de trésors, d’une culture, d’une bonhommie qu’il est heureux de découvrir. En avant donc pour quatre jours de bonne chaire, de passé industriel, de visites décalées, de rires estampillés du coin. Avec, comme amuse bouche, le fleuron du Nord : l’incomparable Lille.

La vidéo de cette première journée !

Une ptite deudeuche comme carrosse, les vieilles rues de Lille comme terrain de découverte. Une 2cv jaune canarie, une des trois voitures de Tradi’Balade décapotée pour mieux humer les parfums de la ville. Un béret style Gavroche vissé sur la caboche pour Romain, aux commandes. Le bruit caractéristique, le dandinement sympathique de la citroen aux quatre coins de la grand Place, sur les pavés de l’avenue du Peuple Belge. Une anecdote ici, un sein de femme gironde là, niché sur une façade. Le restaurant l’huitrière à votre gauche, messieurs, l’ancienne bourse à votre droite les gars. On regarde, dans tous les recoins, même à petite vitesse, l’auto va bien trop vite. Tout est prétexte à lever la tête, à glisser son sourire partout et sa curiosité dans les autres interstices. On est charmé, aux anges, on en oublie même que c’est sur la voiture qui passe que les jeunes femmes posent leurs regards mignons… On prend cette marque d’attention pour nous. Pas si désagréable.

les 2 cv, Lille (81).jpg

En route pour Roubaix, ensuite. Sans 2 CV, sans Romain, sans pétarade. Avec une étape pour goûter des côtes d’agneaux au speculoos. Inévitable, le speculoos. Dans un restaurant qui fait faire « «bigre !! » quand on y glisse nos pas. Une ancienne fonderie fermée en 2002, voilà le cadre. « La fonderie », d’ailleurs, c’est son nom. Un lieu qui était attenant à une usine textile. Un de ces lieux où le passé industriel a été remarquablement préservé, mis en valeur. Une charpente métallique, une statue géante de 8 m de haut, de la brique partout, du noir et du rouge, couleurs garantes d’une mémoire où le feu vivait et était source de travail. L’endroit mérite qu’on vienne y saucer son assiette.

 Fonderie (9).jpg

Deux trois rues plus loin, un autre lieu phare de Roubaix, avec ce même état d’esprit. Celui de redonner une nouvelle vie à un endroit où les voix fortes des travailleurs raisonnaient jadis. Un musée. Que l’on appelle « La piscine ». Car, on vous le donne en mille, ce musée d’art moderne est une ancienne… piscine !!!

La Piscine (117).jpg

La Piscine (56).jpg

La piscine, donc… Marie-Christine, greeter roubaisienne, en parle avec gourmandise. Une « greeter » ? oui, une personne passionnée d’histoire, de culture locale, d’anecdotes. Bénévole, conseillée par l’Office de tourisme, elle nous annonce la piscine comme le 5ème musée le plus visité de France. A Roubaix ? Mazette, on ose le croire. On s’étonne, on admire, on écarquille les prunelles. On n’a pas emmené notre bonnet de bain ridicule, on guette l’odeur de chlore… Mais non… Un style art déco dans la verrière, dans les cabines de douches, les vestiaires, les balcons qui surplombent le bassin… Les baignoires, les faïences immaculées, les signes francs maçons que l’on détecte ici et là... On s’attarde d’abord à aimer l’architecture, le design magnifiquement mis en valeur…

On en oublie que les œuvres sont là, à nous attendre pour, elles aussi, être regardées, admirées, flattées du regard. Alors on s’y applique. Et le contenu est tout aussi jouissif que le contenant..Des sculptures, peintures, céramiques, du XIX et XXème siècle. Des étoffes aussi. Des milliers : des tissus, du textile, du travail des petites mains des grands noms de la mode…

On aimerait rester… Mais l’heure tourne, il faut partir.

A demain pour la suite du voyage dans le Nord !

François-Xavier

08:00 | Commentaires (5) | | |

 
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