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vendredi, 10 juin 2011

Périgord pourpre : dernière balade en Dordogne

Voici notre (déjà) dernière journée dans le Périgord à voir en vidéo :

La Dordogne est là, à nos pieds, qui clapote. Avec forcément des canards qui papotent. C'est calme, deux ponts qui se rejoignent devant nous. Deux rivières aussi. Nous sommes à Limeuil. Et la rivière Vézère, originaire de Creuse, vient se mêler à la rivière Dordogne pour ensuite, toutes deux, courir jusqu'à la Garonne.

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Un ptit bourg historique, 300 âmes, quelques artisans, que vous pouvez voir sur notre vidéo. Une cité qui s'accroche à un promontoire, qui se souvient d'une vie rythmée par les gabarres. Le port où s'entassaient les chargements de bois, de fromages, d'épices, de merrains (oubliez wikipédia, je l'ai fait pour vous, ce sont les pièces de bois pour faire les tonneaux) n'est plus aussi fringant qu'aux 18 et 19ème siècles. Mais la bourgade respire le Moyen-Age. Des remparts, des portes d'entrée en haut, en bas, des herses que l'on pouvait descendre pour se protéger des vilains.

Cela grimpe, cela tourne, des recoins par ici, des labyrinthes de maisons ailleurs. C'est mignon voire ravissant. Tout comme là haut, tout au sommet. Sur deux hectares se trouve un jardin qui fourmille de bonnes idées. Les "jardins panoramiques" de Limeuil, c'est son nom. "Panoramique" car entourée de 360 degrés où la vue porte loin. "Jardins" car c'est vert, c'est fleuri, ca se veut un parc à l'anglaise, la nature canalisée et romantique. C'est jaune aussi, rouge, bleu, rose... Il y a des pastels, des nénuphars, des fougères, des séquoias, des pommes de terre, de la menthe, de la jachère... Il y a de tout, en fait. Un jardin extraordinaire comme dirait Trénet. Un jardin avec des ifs, des cavernes creusées dans le calcaire, des poissons rouges dans un bassin. Un embroglio où les enfants ont leur parcours pédagogique. Où on voit aussi des amoureux qui s'bécottent sur des bancs (presque) publics.

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A quelques 5 minutes 12' de là, en contrebas, Sébastien est un brasseur équipé de sourire et d'une barbe fleurie. Un an qu'il est ici, aux côtés de Han, un hollandais. Une petite brasserie, celle de la lutine, commencée voilà 10 ans. De la blonde, de l'ambrée, la fameuse "de Noël", aussi. Voilà les bières qu'ils proposent. L'idée de produire de la bière à la fraise est dans les cartons. Pour l'heure, ils maitrisent celle au noix. On a trinqué, on a aimé, mais pour tout vous avouer, le goût du fruit du noyer, on l'a pas vraiment trouvé..

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"Bière en apéro, Monbazillac qui précède le digeo". Proverbe maison inventé pour l'occasion ;) Car pour cloturer notre périple, on veut encore faire une rencontre sympathique.

C'est Christian Roche, vigneron de l'Ancienne Cure, à 10 kilomètres de Bergerac, qui s'y colle.

Rugbyman passionné, il mélange la douceur, la taquinerie, la verve et le sérieux. Son polo est collector d'ailleurs -je veux le mêêêême- l'auto dérision intelligente avec son "Ivre au chai", écrit en grosses lettres (NDLR: Yves Rocher, pour celui du fond qui ne suit pas).

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Il est le fier descendant de trois générations de viticulteurs. Son vin crépite dans son chai. On s'amuse à coller l'oreille aux barriques, ca pétille autant qu'une rondelle citronnée dans un coca glacé... Sauf que pffffffiou, la couleur, l'odeur et les arômes jouent sur une autre planète. 5 communes fières d'appartenir à cette même AOC, soit 2800 hectares. Des vendanges tardives, en octobre voire novembre pour récolter les raisins flétris, gorgés d'un sucre concentré. Voilà d'où vient le Monbazillac... 14.5° d'alcool qui glousse dans le palais.

Juste un verre, pas plus.

Juste de quoi trinquer. La balade se termine. On va devoir rentrer. On sourit, Antoine et moi, car bigre, on a aimé...

A bientôt,

François-Xavier

(d'autres photos de notre périple en Dordogne sont visibles sur mon site web)

23:23 | Commentaires (1) | | |

Dordogne : Sarlat et le Périgord noir !

Pour commencer, voici notre troisième journée dans le Périgord en vidéo :

Un casque, un baudrier, des mousquetons, un sourire. Voilà notre équipement du jour. Le Périgord noir, ca se visite dans tous les sens. Aujourd'hui, avec notre panoplie, c'est décidé, on va le surplomber!

Bienvenue à Marqueyssac, à deux dizaines de kilomètres de Sarlat. Les falaises comme terrain de jeu, ce matin. Histoire de regretter les deux croissants du ptit dej. Les chocottes, Antoine et moi. Ah on fait moins les zigotos, d'un coup. La vallée de la Dordogne juste là, juste dessous, le vide tout autour. Peur infondée. Car le principe de la via ferrata, c'est d'emprunter des chemins d'escalade acrobatiquissimes, mais avec un maximum de sécurité : la falaise est équipée d'une ligne de vie continue sur les 200 mêtres du parcours. Des arceaux qu'on empoigne comme des moules à leur rocher, des repose pieds qu'on idolâtre... Dur dur d'avoir le vertige. Mais pffffiou sinon, quelle claque ! Le château de Castelnaud à gauche, la Roque Gageac à droite, les gabares sur la Dordogne en contrebas et la bastide de Domme de l'autre coté de nos yeux qui s'écarquillent...

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La balade se termine, on est sain, on est sauf ;)

Nos palpitants se calment. Les jardins suspendus de ce même domaine de Marqueyssac nous apaisent. 150 000 pieds de buis, plantés voilà 150 ans pour créer un jardin romantique à l'anglaise. Des labyrinthes taillés au cordeau... Poétique à l'envie.. Le "bastion", surtout, un vrai troupeau de petits arbustes qui moutonnent le dos...

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On le quitte à regret, c'était ma foi joli.

Et puis oh, on va être heureux, encore. Car Sarlat est là. On y est, on arrive. Sarlat la Caneda. Les historiens transis s'y promènent, les caniches aux petites mamies permanentées en bleu y reniflent les lampadaires...

Le coeur du Périgord Noir bat ici. 11 hectares de batisses du XII ème siècle. La ville qui, en Europe, compte le plus grand nombre de monuments classés. Une des rares cités redevable à la guerre de 100 ans et à la révolution française. Reconnaissante à André Malraux, aussi, qui l'a aidé à révéler toutes ces richesses, à l'épousseter et à la faire briller.

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Un petit faible avoué pour l'ancienne église Sainte-Marie. Jean Nouvel, natif du pays, (et accessoirement architecte primé par le prix Pritzker) a eu l'idée d'y apposer 2 portes monumentales. 2 beaux bébés de 16 metres de haut, 3,5 tonnes chacune qui, si on réussi à les pousser, renferme le marché couvert, avec saucissons, cabecous, tartes aux noix...  Et les truffes!

Car oui, les truffes !!! Véritable elixir de fierté pour les gens d'ici... une passion opiniatre, un art d'aimer sa terre.

Un tour d'auto justement pour nous emmener aux "truffes du Périgord". Au fond du chemin à droite, à droite, à droite et encore une fois à gauche. Un petit hameau perdu loin de tout. Péchalifour, comme il s'appelle. Un paradis. Avec Carole et Edouard (nom de famille : Aynaud) en hôtes sensationnels.

Avec le trésor à deux pas. Celui qui effleure quelques centimètres sous la terre. La truffe est là. Sous les pattes de Titeuf (de marque labrador) et Farah, (de tribu border colley). Du maître et de ses deux chiens, on ne sait qui est le plus joueur, qui est le plus cabot. Edouard est une furie, un homme bondissant, un passionné qui sourit tout autant qu'il cause et s'esclaffe. A eux trois, ils scrutent, farfouillent, grattent sous les chênes verts et les noisetiers, récoltent les truffes noires en hiver, les truffes couleur café au lait d'été.

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Elles sentent la betterave, la noisette, le maïs géant vert (dixit un gamin en visite voilà peu). Elles coutent moins qu'on ne le croit. Et elles explosent au palais... C'est madame qui se charge de les préparer. En bruyade (omelette), en purée de pommes de terre...

Euh... Je vous parle du tiramisu à la truffe? ... Non non, j'ai réfléchi... je ne vous en parle pas... (de toute façon, ca ne se raconte pas un monument culinaire pareil...  Ca se pleure de bonheur ^^)

A demain,

François-Xavier

(vous pouvez voir plus de photos de notre séjour en Dordogne sur l'onglet "reportage" de mon site web)

00:31 | Commentaires (11) | | |

mercredi, 08 juin 2011

Dordogne : Périgueux et le Périgord blanc !

Deuxième journée dans le Périgord. En voici un aperçu en vidéo ;)

Notre voiture nous accompagne toujours. Ce matin, elle a pris la route pour Perigueux. Rendez vous pris pour se faufiler, à pieds, dans les recoins de la ville. Sarah, de l'office du tourisme, nous précède. Aussitot arrivés, hop, nous montons en 2 temps 3 mouvements au sommet de la tour Mataguerre.

Pourquoi si vite là haut? Pour la vue, pardi ! Perigueux, ca se visite d'abord en prenant de la hauteur ! Des toits partout sous nos yeux, des pointus, des biscornus, des turlututus. Et des collines tout autour. La plupart des périgourdins (=habitants de Perigueux) en dénombrent 9.  9 petits monts qui délimitent la cité... D'autres habitants veulent pas compter 7 (plus glorieux, le chiffre 7, car Rome s'est justement développée sur autant de collines, plutôt une belle référence, CQFD...) ;)

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Une tour un brin centrale, cette tour Mataguerre, avec à ma droite Vesunna, à ma gauche la cité du Puy Saint Front... Jusqu'en 1240, les deux villes voisines se mettaient des gauches, des droites, des uppercuts, des coups sous la ceinture. N'étaient pas très fraternelles, alors, les deux soeurs. Puis les rivales ont terminé de se haïr, se sont embrassées, enlacées même. Et ne sont devenues dès lors plus qu'une seule et même cité.

Alors ok, il reste peu de vestiges gallo romain (tour de Vésone, les arènes...), mais le centre ville -médiéval et Renaissance- est toujours bien fringant. La vidéo l'ateste ! On grimpe des petites rues, on s'engage dans des venelles qui semblent n'aller nulle part.

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La rue du Calvaire, par exemple. On la suit sur les conseils d'un vieux monsieur à la démarche un tantinet lente, mais à la gouaille bien sympathique. Il parait que la gariguette, selon lui, c'est la meilleure fraise de France, d'Europe.. du monde... de l'Univers!!!! (voire même d'un peu plus loin..). Même pas peur, on va voir si cette fraise de l'espace n'est pas qu'une vue de l'esprit.

Et c'est vrai qu'elle est là. A deux pas. Toute belle. Tout comme les bouquets de rose, d'ailleurs. Ou comme les étals de fromage, le poissonnier sous bache, les poulets et les cochonnailles. Car en fait, c'est jour de marché. Et la ville vibre... ca sent bon à gauche et ca sent bon à droite. Bref, la gariguette est belle ; et les viandes, fruits, légumes, poissons, laitages aussi, ils donnent envie... c'est l'heure, on a faim :P

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On prend la décision qui s'impose, partir se remplir la panse...  Par un hasard à peine calculé, on se retrouve invités par des messieurs habillés étrangement. Des capes, des bérets, de grosses médailles autour du cou. Des batman façon Perigord qui forment la Confrérie des Maistres Patissiers.

Oui oui, "patissiers". Pas ceux qui mitonnent éclairs au café, paris brest, tartelettes à l'abricot. Nan, les autres, ceux qui excellent dans la fabrication du paté... Alors donc, rémusons nous, recette rapide de l'"authentique pâté de Perigueux". Vous prenez 40% de foie gras de canard ou d'oie, 57% de farce de porc... Vous réservez... Puis un peu beaucoup de savoir faire, un bon tour de main, mais surtout, SURTOUT, 3% de truffes. L'estivum peut faire l'affaire (truffe d'été), la brumale également. Mais la crème de la crème de la truffe (mais sans crème), c'est tout de meme la mélanosporum. Ils en sont fiers, de leur produit, ces 40 membres actifs. Si fiers qu'ils ont initié Geneviève de Fontenay... Oui oui... Et Alain Prost aussi (euh... moi, ca me fait plus d'effet, de faire référence à Prost qu'à la dame de Fontenay... sais pas trop pourquoi.. bizarre, non?)

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Nous avons bien ripaillé. A présent, nécessité de la pause qui s'impose: le golf digestif.

A quelques encablures du centre ville, le golf municipal de Perigueux. Pas très courant, un parcours "municipal". L'avantage, ce sont les prix d'adhésion bien moins onéreux que sur les golfs privés.  Moins chers, certes, mais les 18 trous sont tous là (on les a même comptés un par un sur notre petit calepin, par acquis de conscience). Et bien ils n'ont fait l'économie ni des jolis plans d'eau, ni des bunkers assassins. Pour se démarquer, ils ont élaboré le "golf pass dordogne", une carte de fidélité aux tarifs dégressifs utilisable dans 7 golfs du département !

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Antoine s'essaye au swing. Il a déjà joué à la wii et au mini golf quand il était plus jeune, il est donc sur le papier un joueur débutant... Sur le papier seulement. Car grrrrrr, que nenni... il énerve son monde, à faire des coups pareils !!!

Moi j'ai manqué mon putting, lui non. Suis tout penaud. Vais tenter de calmer mon égo soudain désemparé... ;)

J'ai jusqu'à demain pour y arriver!

François-Xavier

23:47 | Commentaires (5) | | |

 
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