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vendredi, 14 juin 2013

Sweetwaters et les Big Five (Jour 3)

Nous quittons le lac Nakuru de bon matin, collées aux vitres pour voir quelques derniers animaux, et contentes à l'idée d'en voir de nouveaux dans la journée. Nous devons rejoindre Ol Pejeta, une réserve privée. Pour cela, nous traversons une ligne : celle de l’Équateur.

Vous savez que l'eau qui s'évacue dans le lavabo ne tourne pas dans le même sens selon que l'on se trouve dans l'hémisphère Sud ou dans l'hémisphère Nord ? Mais que se passe-t-il lorsqu'on se trouve sur la ligne de l’équateur, à équidistance du pôle nord et du pôle sud ? L'expérience de la force de Coriolis (du nom d'un ingénieur français) est proposée dans plusieurs boutiques, dès que l'on croise la ligne : de l'eau, un objet flottant pour voir dans quel sens elle tourne en s'écoulant, et on regarde... Alors, à votre avis, il se passe quoi ? Réponse dans la vidéo de Tania !

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Note : il ne s'agit bien sûr pas d'une expérience scientifique, mais d'une activité amusante qui illustre un fait scientifique.

Nous nous installons au Sweetwaters Tented Camp, un endroit fort sympathique où nous passerons les deux prochaines nuits. Il s'agit d'un lodge, installé à l'intérieur même de la réserve. Un point d'eau séparé de l'hôtel par un fossé permet d'observer des animaux toutes la journée, et particulièrement le soir, lorsqu'ils viennent s’abreuver. Certains animaux, notamment les oiseaux et les impalas, s'enhardissent et viennent bien souvent à la rencontre des humains (ou plutôt, sans doute, de la nourriture facile d’accès).

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L'avantage de Sweetwaters, c'est qu'on a l'impression d'être entourées d'animaux en permanence. Mais ce n'est pas une raison pour rester sur place : le parc est gigantesque et mérite qu'on le parcoure un petit peu ! James nous emmène tout d'abord dans un endroit à l'intérieur du parc : le sanctuaire des chimpanzés. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que l’Institut Jane Goodall est derrière ce sanctuaire, qui recueille des chimpanzés ayant subi tout type de maltraitance. Chacun est alors suivi pour retrouver la santé dans deux énormes enclos où ils finiront leurs vies, en sécurité. Le but est de les protéger mais aussi de sensibiliser, bien sûr, le public à la condition de ses animaux. Ainsi, on peut connaître l'histoire de chaque chimpanzé, et ça prend forcément à la gorge. Beaucoup ont été animaux de compagnie, grandissant dans des cages avec des problèmes de malnutrition. Certains ont été récupérés alors qu'ils allaient être envoyés en Europe dans la soute d'un avion, d'autres ont servi pour la "recherche" ou des tournages. Et tous ont des yeux qui vous font fondre, forcément.

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Après cette visite bien triste, nous remontons en voiture pour une belle promenade dans le parc. Le matin, nous y avions vu nos premiers éléphants, et nous en reverrons quelques autres en cette fin de journée, avec nos premières autruches, nos premiers chacals, et nos premiers guépards : bref, on en prend plein la vue ! Le but : les « big five », bien sûr ! L'origine du terme vient des chasseurs : cinq trophées, les plus beaux animaux à leurs yeux. Pour se souvenir des espèces concernées, Tania et Sophie ont un moyen mnémotechnique imparable ; BRELL, où chaque lettre correspond à un animal : buffle, rhinocéros, éléphant, lion, léopard.

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L’œil exercé de James repère chaque animal, même planqué dans l'herbe... Mais toute son expertise ne suffira pas : il nous manque encore les deux fauves !

La nuit tombée, nous expérimentons un safari un peu particulier : le safari nocturne. Un homme habitué tient un spot rouge qu'il pointe sur tous les animaux. Quel est l'intérêt par rapport à un safari en pleine journée ? La proximité des animaux. Nous passons à moins de deux mètres d'un groupe de girafes qui dorment, juste à côté d'un troupeau d'éléphants qui ne bronchent pas. C'est forcément impressionnant, mais c'est encore loupé pour les « big five » : toujours pas de lions ni de léopards !

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08:01 | Commentaires (0) | | |

mercredi, 12 juin 2013

Safari à Nakuru (Jour 2)

C'est encore un peu embrumée que je mets la tête dehors, ce vendredi matin. Il est 6h, les singes et les oiseaux ont déjà commencé leur symphonie, et les rayons du soleil percent à travers les arbres. Le chat, Ginger, m'attend sous le porche, impassible, comme s'il était resté ici toute la nuit à protéger le lodge des hippopotames.

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Le petit déjeuner est royal, avec vue sur le lac, toujours. Il nous faut pourtant quitter les lieux assez tôt : James nous emmène autour d'un lac célèbre, le Nakuru. Vous voyez cette scène mythique dans Out of Africa, où un petit avion survole un lac, avec des centaines de flamands roses qui s'envolent en même temps ? Hé bien c'est ici, au lac Nakuru. Bon, nos ardeurs sont assez rapidement calmées : on verra des flamands, mais pas autant. En effet, ils sont là par milliers en Juin mais il y en a nettement moins le reste de l'année.

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Ce n'est pas grave, le parc autour du lac regorge d'animaux ! James soulève le toit de la voiture, et nous voilà parties pour notre premier safari en voiture, toutes vitres ouvertes, prêtes à se pencher, se lever, se tourner. Nous faisons un petit saut au Baboon Cliff, endroit où l’on peut descendre de la voiture pour accéder à un superbe point de vue sur tout le lac. Aucun singe ici, juste quelques oiseaux, des lézards et des voyageurs qui pique-niquent, profitant d'un des rares endroits du parc où l'on peut sortir de la voiture.

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En effet, vue la faune, il est strictement interdit de mettre les pieds hors de la voiture hormis en quelques rares endroits prévus, comme le Baboon Cliff ou le bord du lac où l'on trouve les flamands roses. Mine de rien, si le rhinocéros est un paisible herbivore, cela ne l’empêche pas de charger s'il se sent menacé. On est bien mieux à l'intérieur de la jeep !

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Toute la journée, nous découvrons des animaux que nous n'avions pas encore vus. Et nous continuons de nous extasier sur les zèbres, même si on les voit partout parce que, quand même, c'est un animal magnifique...

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Mine de rien, entre la concentration pour voir les animaux, et la route cabossée, la journée s'avère bien fatigante. Et nous ne sommes pas mécontentes de retrouver nos chambres, le soir venu.

 

08:01 | Commentaires (0) | | |

lundi, 10 juin 2013

De Nairobi à Naivasha... (Jour 1)


Il est 9h quand je retrouve Coline, Sophie et Tania à l'aéroport. Nous passerons les dix prochains jours ensemble, dans un pays qui nous fait, je crois, toutes rêver : le Kenya. Seule Sophie y est déjà allée. A cet instant, il convient de présenter un peu les personnages. Sophie qui retourne au Kenya pour la troisième fois, travaille pour l'Office du Tourisme, c'est sur ses épaules que repose la réussite du voyage ! Coline, c'est la petite brune au grand chapeau noir, blogueuse « mode et beauté » quand elle est en France. Tania, c'est la reporter qui a réalisé toutes les vidéos, toujours une vanne en réserve. Quant à moi, c'est Aurélie, chargée des photos et plus habituée à raconter mes voyages sur mon propre blog.

Nous déposons les sacs au comptoir d'enregistrement, et c'est le moment que Sophie choisit pour nous faire une première surprise : nous serons surclassées. Kenya Airways dessert Nairobi plusieurs fois par semaine depuis Paris. Ne pas avoir de correspondance est déjà pratique mais si en plus on est en buisness... Comme des enfants, nous jouons avec les boutons pour mettre les fauteuils en position totalement allongée, testons la fonction massage, profitons des repas, boissons et films. Tant et si bien que le trajet passe finalement très vite. Voire trop vite, pour le coup.


J1_avion1.jpgA l'aéroport, après quelques formalités et un nouvel autocollant dans le passeport, nous rencontrons James, un colosse impressionnant. Pas vraiment le genre marathonien, pour un kenyan. Il sera notre chauffeur pour le séjour. C'est lui qui nous dépose à l'hôtel, et nous y reprend le lendemain matin, direction la région du lac Naivasha. Dans la voiture, nous faisons la connaissance de Muriuki, kenyan jovial qui travaille pour l'Office du Tourisme et nous accompagnera dans toutes nos activités.

La route va être marquée par deux événements. Tout d'abord, alors que tout le monde se rendort peu à peu, nous allons apercevoir nos premières girafes. Là, comme ça, en train de manger, à quelques mètres du bitume. Ensuite, nous allons nous arrêter à un superbe point de vue sur la vallée du Rift, lieu idéal pour constater que le Kenya a d'autres paysages à offrir que la savane plate et aride.

 

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Quelques kilomètres de voiture plus tard, nous voilà parées pour notre premier safari, et pas des moindres : nous serons à vélo. On se rassure, il n'y a aucun risque ; le parc du Hell's Gate porte mal son nom et aucun fauve ne va nous sauter dessus. Le seul risque, c'est de se faire charger par un buffle mais Muriuki et James veillent sur nous.

Le Hell's Gate est un tout petit parc de 68km², cerné par des falaises hautes de plus de 100m. On peut y effectuer des safaris en voiture, bien sûr mais c'est surtout connu pour la possibilité de s'y déplacer à pieds ou en vélo. Tant incroyable qu’agréable, de pouvoir observer des girafes sans voiture ni grillage pour nous séparer.

Nous grimpons donc chacune sur un VTT, pas franchement rassurées, et commençons à pédaler. Rapidement, on se prend au jeu en s'arrêtant pour observer zèbres, phacochères, girafes, cobes ou encore tisserins.

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Le Kenya, c'est un peu comme une cure de jouvence. En quelques heures, nous avons perdu 15 ans, et nous voilà, surexcitées devant chaque nouvel animal. Je crois que nous aurions pu y passer la journée mais les promesses du planning nous font reposer les vélos. Nous enchaînons directement sur une promenade à pieds, toujours dans le Hell's Gate, pour découvrir la flore locale, entre arbres à épines et herbe à citronnelle, avec vue sur la "Central Tower", cette montagne cubique étrange, en prime.

 

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Après avoir pédalé, marché et mangé, c'est un nouveau type de safari qui nous attend, lui aussi assez original : le bateau. Nous remettons nos vies entre les mains de George, le capitaine. C'est lui qui va nous emmener aux quatre coins du lac Naivasha pour découvrir les différentes espèces d'oiseaux et les hippopotames. L'ambiance est très particulière, entre la lumière qui laisse présager un orage, les arbres et la flore qui disent "marécage, ne pas mettre la main dans l'eau si tu en as encore besoin", et les cormorans, juchés par dizaines tout autour de nous. C'est véritablement magique.

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J2_Bateau_Cormoran1.jpgJ2_Bateau_hippo1.jpg

 

George a même un petit tour dans son sac : il prépare quelques poissons (morts) en glissant une espèce de bambou à l'intérieur, pour les faire flotter. Il repère un aigle, siffle, lance le poisson, et l'aigle vient s'en emparer, à toute vitesse. Les rafales des appareils photos tournent à bloc !

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Avant que l'orage n'éclate, nous rejoignons notre hébergement, le Loldia. Bien que celui-ci tire son nom du nombre de chiens qui s'y baladaient jadis, c'est aujourd'hui Ginger, un gros chat, qui règne en maître sur les lieux, flanqué de son humaine de compagnie, Heather. Et c'est avec Heather, justement, que nous passons la soirée. Nous sommes les seuls hôtes des lieux, et nous dînons à sa table. Pendant quelques heures, nous oublions que nous sommes des touristes et nous plongeons dans sa vie. Il faut dire que la dame en a une fascinante. D'origine écossaise, elle est née et a toujours vécu au Kenya, ce qui ne l’empêche pas de beaucoup voyager (et surtout en Afrique, continent qu'elle affectionne particulièrement). Elle connaît l'histoire des lieux sur le bout des doigts, et nous conte milles anecdotes. Et il serait inutile de les restituer ici, sans l'ambiance qui allait avec. Imaginez le figuier sauvage de 200 ans qui veille sur la maison principale, le lac Naivasha à quelques mètres, les oiseaux, les animaux, les bruits, « oh, c'est un hippo ». Avec son charmant accent malgré tout un peu écossais, Heather semble encore pleine d'enthousiasme à l'écoute de cette faune qu'elle côtoie pourtant depuis quelques décennies, et s'amuse de nous voir ainsi aux aguets. Je retiendrai qu'elle aime particulièrement le mot français "phacochère" puis irai me coucher, en tendant l'oreille...


11:59 | Commentaires (0) | | |

 
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